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Très récemment, il m’a été reproché par l’un de mes auteurs adorés, mon optimisme envers et contre tout… J’ai souri à cette remarque et du coup, j’ai pris quelques minutes pour réfléchir à ce qui se cachait derrière ce propos.

J’avoue sécher sur la question car, au vu de ma petite expérience d’éditrice et chef d’entreprise depuis 5 ans maintenant, je constate que j’aurais pu baisser les bras un bon nombre de fois si j’avais été plus timorée et inquiète de nature.

Et puis, ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ? Et ces derniers jours me donnent raison puisque Scutella Editions voit les difficultés de trésorerie, de gestion comptable, de planning de travail, etc… s’amenuiser, au fur et à mesure que mon plan d’action des grandes décisions (voir article précédent) se met en place.

Aussi, avis aux inquiets, angoissés, curieux, pessimistes, réalistes et autres tempéraments : c’est reparti pour un tour et c’est prouvé scientifiquement : la chance, cela n’arrive pas par hasard, ça se travaille ! Et pour ce faire, l’optimisme invétéré, le positivisme acharné se révèlent indispensables à une bonne gestion de cette chance, finalement toute méritée, je trouve…lol…

Donc, c’est reparti pour un tour de vis sur les dépenses et le suivi gestion, c’est reparti pour faire tourner les auteurs en festivals avec leurs actus, et c’est reparti pour l’éditrice que je suis, qui voit poindre la lumière au bout du tunnel !

Alors, pour reprendre le propos de Lisandru Ristorcelli, le talentueux auteur de « La Traînée Jaune de Comicswood » :

-« Un auteur et un éditeur, c’est une équipe avant tout, et on doit se faire confiance, même dans les emmerdes… »

C’est pas beau, ça ?!

Il me réconcilie avec ce métier frustrant d’éditeur.

En conclusion les amis, chez Scutella, c’est bien reparti, et pas que pour un tour ! Qu’on se le dise dans les chaumières !

-Soline-

Les vacances, c’est drôlement bien ! On en profite pour retrouver la forme, la combativité et l’énergie inhérente au métier d’éditrice, et surtout, surtout, une lucidité qui s’était perdue en cours de route…

Et ainsi, Scutella Editions colle à l’actualité : cela n’aura échappé à personne, on est en période d’élections présidentielles et de…CHANGEMENT ! Le grand mot cher à nos politiques.

Et bien, chez Scutella, on change, sans rien changer : une vraie politicienne, pas vrai ? Que les auteurs, les associés, les fournisseurs et les clients se rassurent :

on garde le meilleur et on continue, tenace et dynamique, avec imagination et bonne humeur.

Ce qui signifie : politique de grands travaux structurels, relance de la croissance et rigueur budgétaire… Tiens, tiens, ces mots sonnent familièrement à votre oreille ? Quelle surprise ! On est tendance et dans le mouv’ ou on ne l’est pas, ok ?

Alors, les grandes orientations 2012, après réflexion, analyse comptable et prise en compte des expériences passées :

-          Rigueur sur le suivi comptable et fiscal, le nerf de la guerre pour passer 2012 et survivre, tout en tenant les échéances de paiement (ça, c’est pas encore gagné à 100%) ;

-          Vigilance sur les frais financiers et autres vicissitudes du droit bancaire tout en entretenant de bonnes relations avec le banquier : il a acheté 3 livres Scutella tout de même !

-          Calendrier des publications en 2012 : pour l’instant, néant, on attend de voir l’état de la tréso

-          Par contre, on anticipe l’année 2013 et les 40 ans du Festival d’Angoulême : Cécile Chicault, Mazan et Eric Wantiez seront à l’honneur chez Scutella en janvier 2013, avec livres et expositions… Voire même Jürg et Cornette, nos amis belges talentueux pour leur roman graphique noir et blanc, muet et extrêmement émouvant à venir chez Scutella… cf www.scutella.fr

-          Et on bosse dur avec Marie et Benjamin, mes camarades de combat, pour relancer notre Newsletter et la promotion du catalogue Scutella à travers des opérations exclusives sur FaceBook, entre autres : suivez-nous sur la toile !

-          On poursuit l’opération séduction auprès des bibliothèques et médiathèques qui nous accompagnent de mieux en mieux dans nos aventures éditoriales,

-          Et on donne des nouvelles plus souvent à nos auteurs, qui par moments, se sentent un peu seuls parce que Bibi est le nez dans le guidon : mea culpa à toutes et tous, mais vous avez aussi mon numéro de téléphone… SVP, pas pour râler uniquement, hein, cela me changera…

Et enfin, on remercie nos auteurs pour leur talent et leur confiance, et nos libraires qui n’hésitent plus à faire régulièrement du réassort.

Quant à nos lecteurs, connus et à venir, on le leur redit haut et fort : lisez de la BD, achetez nos livres et venez rencontrer nos auteurs sur les festivals !

Et avec tout ceci, et bien, je vous embrasse.

-Soline-

Bon, L.L. de Mars va se fâcher : « on ne tient pas un blog avec un article tous les 6 mois, Soline, soyons sérieux, allez, vous pouvez et devez mieux faire… ». Promis, je vais essayer d’améliorer la cadence.

Alors, depuis le mois de novembre, quoi de neuf dans la mini-sphère mini-éditoriale de Scutella ?

Dans l’ordre :

Une fin d’année 2011 prometteuse avec la parution de trois titres, « Dialogues de morts à propos de musique », « Sorties de route » et « L’Animal Montagne ».

BD d’Angoulême : un 39ème Festival comme d’habitude : cher pour tout le monde, sans visibilité réelle pour les auteurs et éditeurs qui vivent et travaillent toute l’année dans cette ville du 9ème Art et un carton pour les gros éditeurs grâce à la communication fléchée « gros éditeurs ». Heureusement, un dynamisme incroyable des éditeurs locaux présents sur le stand collectif de Magelis nous a permis de présenter nos nouveautés et expos gratuites, et merci à nos élus de nous soutenir comme ils l’ont fait encore cette année.

16 Diffusion qui se développe tranquillement, même si c’est compliqué à gérer une structure de diff et distrib…

Et chez moi, me direz-vous ?

Et bien, Scutella Editions a bataillé pendant ces deux derniers mois avec la banque pour poursuivre son activité, et c’est pas encore gagné, c’est moi qui vous le dis : il va falloir que je reparte au front, mon sac à malices sur l’épaule, et vaille que vaille, le défi est de taille : trouver 100 000 euros pour me passer des banques en 2012 , 2013 et 2014 afin de : finir de payer les factures fournisseurs en retard, payer mes auteurs en temps et en heure (cela changera, comme diront certains de ma connaissance), financer les prochaines publications pour fin 2012.

Donc, le pari est loin d’être gagné et l’éditrice que je suis traverse depuis 4 mois de grandes périodes de doutes, je dois le confesser : est-ce que cela vaut la peine de continuer quand je vois l’investissement que cela demande, financier, professionnel et personnel et les choix que cela impose de faire, au détriment de mes envies et de celles de mes auteurs ? Pour se retrouver en difficulté bancaire temporaire parce que la banque ne veut accorder aucune facilité de caisse à une TPE qui vient de doubler son chiffre d’affaires sur un an ? Pour découvrir des mails de ses auteurs le samedi ou le lundi matin – au choix – qui lui disent tout sauf des choses agréables à lire, justifiées ou non, d’ailleurs, là n’est pas la question ? Pour s’entendre dire par les amis, famille et autres personnes bien avisées « qu’il serait temps de penser à toi un peu et de bien réfléchir à tout cela » ?

Oui, tout ceci mérite réflexion et ensuite, action.

J’en conclue donc que j’ai besoin de : VACANCES !

Et à mon retour, promis, je vous révèle mes « grandes décisions pour 2012 ».

-Soline-

Depuis le dernier « post » en août, c’est la Bérézina chez Scutella, les problèmes de financement, les retards de paiement qui s’accumulent, les soucis personnels et familiaux, des amendes pour excès de vitesse et compagnie (merci à mon colocataire), bref, côté moral et perspectives professionnelles, cela pourrait aller mieux.

Et puis, hein, c’est la crise, alors c’est normal que tout foute le camp, non ?

Ben justement, moi, Soline, je suis contre la crise et la défaite, et c’est pas parce que tout part à vau l’eau que Scutella Editions et Bibi vont s’avouer vaincues ! JAMAIS ! Hors de question qu’une malheureuse crise économique et financière de niveau international serve d’alibi pour stopper l’activité éditoriale et donc culturelle d’une petite maison d’édition charentaise, combative et animée d’une quasi folie qui m’a fait dire pas plus tard que la semaine dernière à mon gentil banquier : « N’imaginez surtout pas que parce que vous ne financerez pas mon développement à hauteur de 50 000 malheureux euros, je vais tout arrêter et faire disparaître Scutella Editions ! C’est tout simplement inenvisageable et n’oubliez pas une chose : je suis une guerrière et je ne plierai pas! »

Fastoche à dire, Miss Bravade, mais maintenant, faut tenir la ligne de front. Donc, à la guerre comme à la guerre : on repart à l’offensive : discussions avec des requins du business, bons tuyaux entre petits éditeurs, échanges par moments corsés avec les auteurs, fatigue des fins de semaines et bonheurs des jours fériés, vécus comme des trêves de quelques heures face au champ de bataille des créanciers, et dans tout cela, la foi, la passion chevillée au corps et l’abnégation de toute vie privée au profit de mon métier.

Certes, certes, c’est bien beau tout ça, mais comment se sortir d’une situation ubuesque telle que la mienne ? Parce que les livres continuent de bien se vendre, les beaux projets de se présenter et le public d’être au rendez-vous en festivals, tandis que les soucis de trésorerie et de BFR non encore résolus freinent la croissance de la structure.

Hé, hé : courage, dynamisme et réseaux actionnés à fond les manettes devraient donner des résultats prochainement. Car, oui, des investisseurs privés croient à l’édition indépendante et au droit à la culture pour tous, oui des « CSP++ » comme on les appelle horriblement, et bien d’autres n’hésitent pas à soutenir et encourager les initiatives cohérentes, honnêtes et investies sur un territoire donné. Et surtout, surtout, il y a les amis d’enfance, toujours présents dans les moments difficiles pour me dire : « T’inquiète Soso, j’ai confiance en toi et tu vas y arriver ».

Oui, j’y arriverai, non mais !

-Soline-

Il ne se passe pas grand-chose en France : tout le monde est en vacances, enfin presque, et les besogneux en profitent pour rattraper le retard de l’année, puisqu’ils sont les seuls à bosser, genre chez Scutella par exemple.

 Car Axel est parti, et oui, c’est fini le stage : il a préféré rejoindre Pékin et les copains pour des vacances, avant de démarrer une nouvelle année dans…la Musique. Définitivement, le livre, c’est  pas son truc, alors Mesdames et Messieurs, attention, Mister Sinclair et le Disco vont nous surprendre…heu, dans quelques années ???

 En attendant, je reprends le collier à fond la caisse et ne me déclare toujours pas vaincue pour décrocher le financement 2012 de Scutella Editions (je m’y emploie depuis 8 mois !!!), et je prépare activement la parution des deux prochains titres : « Dialogues de morts à propos de musique » de L.L. de Mars et « Sorties de route » de Cyrille Pomès, respectivement pour octobre et novembre 2011.

 Evidemment, ce matin à 9h, devinez qui laisse un message sur mon portable, comme quasiment chaque début de mois depuis…ouh, là, là, je ne sais même plus !? Mon banquier préféré (c’est vrai, lui, je l’aime bien car il est fan de BD, le coup de bol !) pour me prévenir que je dois trouver du fric rapidos pour mon compte perso parce que sinon ma note interne bancaire perd et donc ce n’est pas positif pour le compte pro et cela va compliquer les choses au moment de la demande de financement auprès de ceux de « là-haut », etc, etc, etc… Je connais la chanson par cœur mais, pfff ! Même pas peur !

 Surtout quand je lui assène l’argument massue : « Ah, au fait, j’ai passé la journée avec France 3 Poitiers la semaine dernière car la rédaction faisait un reportage sur la BD à Angoulême et notamment, sur Scutella Editions », et la bouche en cœur avec un grand sourire. Et hop là ! A chaque fois ça marche : sourire ravi et légèrement incrédule de Monsieur le Directeur de la banque puis : « Vous me direz la date de diffusion que je regarde ? ». Merci les p’tits gars de France 3, je ne vous le dirai jamais assez : le 4ème pouvoir peut sauver des TPE en France, si, si, je vous assure ! A défaut des milliards de l’Etat mis à disposition des instituts bancaires pour aider les entreprises, n’est-ce pas Mesdames et Messieurs les Ministres et Cie ?

 Bon, ceci étant, et pour être plus terre-à-terre (notre quotidien à nous, pauvres chefs d’entreprise du CAC -40), j’ai encore deux dossiers CNL à préparer pour la commission du 25 août, une facture et un envoi pour 16 Diffusion à faire, le tout avant de démarrer ma mini-tournée commerciale du côté du Morbihan. Mais oui, les Bretons lisent énormément et leurs libraires sont très actifs, et c’est tant mieux pour Scutella et ses auteurs.

 Donc, ce mois-ci, je fais comme tout le monde la deuxième quinzaine d’août : je me mets en mode veille avant de revenir avec plein d’infos et des bonnes nouvelles.

 D’ici-là, belle météo, des plages, du cœur et d’ailleurs.

-Soline-

 

Une planche extraite de “Dialogues de morts à propos de musique” de L.L. de Mars, 2011, chez Scutella :

Pas pour tout le monde, et certainement pas pour moi, tandis que ce cher Axel, stagiaire de son état, a pris 12 jours de repos. Oui, je sais, depuis quand les stagiaires prennent-ils des vacances ?! Depuis qu’ils sont H.S après deux semaines de relance des libraires, de mise à jour des bases de données éditeur + diffuseur et parce que « la Boss » abat tellement de boulot à la journée que suivre le rythme est proprement épuisant ! Ah, ces jeunes !

Et donc, pendant les vacances d’Axel, Soline faisait sa star aux Universités d’été de la BD organisées à Angoulême du 6 au 8 juillet, sur la thématique « Autour de l’auteur ». Faire sa star, et bien oui, puisque la parole était donnée aux très motivés petits éditeurs d’Angoulême, Ego comme X, Polystyrène et Scutella : on n’allait tout de même pas se gêner pour montrer qu’on est inventifs, râleurs et sympas tout à la fois, et qu’en plus, on travaille en bonne intelligence sur le territoire, et qu’on se soutient entre nous tous.

Bref, face à Dupuis et Delcourt, on a assurés moi je trouve ! Surtout quand j’ai expliqué comment décroché un prêt à la création d’entreprise lorsque le banquier vous demande vos mensurations : si, si, cela arrive aussi dans la vraie vie… Et quant à savoir si parce que vous êtes une jeune femme seule votre activité apparaît plus que risquée, on ne rêve pas, hélas ! Bienvenue dans la France de la parité du XXIème siècle… C’est dans ces moments-là que je regrette de dessiner comme un pied, sinon, il y aurait de quoi raconter en BD, comme à l’époque de Canal Plus, quand j’étais en « reclassement » dans le groupe, avec 16 entretiens passés et les commentaires sur ma situation personnelle, mon horloge biologique et la façon dont je pouvais donc gérer un poste à responsabilité…

Et là, je viens de rentrer d’une tournée des libraires parisiens pour le compte de 16 Diffusion (maintenant, vous savez ce que cela signifie grâce au dernier article d’Axel) : autant le dire tout de suite, les libraires de BD à Paris sont plus que démoralisants, voire pas sympas du tout pour certains d’entre eux ! Décidément, c’est comme avec les grosses enseignes : BDnet et Gibert par exemple, chez lesquels les responsables des achats sont désagréables et arrogants envers les petites structures ! Allez-y Messieurs, continuez comme cela, et nous on vous boycotte et on privilégie les librairies accueillantes : « Atout Livre » et « Le Pied de Biche » avant-hier : un vrai bonheur d’aller les rencontrer, et en plus on fait canapé et on boit un coup !

Pour finir, mention spéciale à France 3 Poitiers qui s’intéresse à l’ensemble des éditeurs BD sur la planète Angoulême : et oui, on passe à la télé fin juillet : reportage le 29 sur 16 Diffusion, et avant sur Les Mains Sales, Joël Parnotte et Delphine Rieu : la classe, quoi ! Ce sont nos financeurs publics de 16 Diffusion qui vont être contents ! Et nous, chez Scutella et chez 16 Diff, on les aime bien ces élus, car ils nous soutiennent, même au pied levé pour le festival BD de Saint-Malo ! Non, je ne fais pas de la lèche, je rends à César…

Alors, pour que vive l’édition indépendante d’Angoulême, et que culture, détente et intelligence continuent de bien s’entendre : lisez des BD pendant vos vacances !

- Soline -

Et en avant-première, une page du prochain album de Cyrille Pomès, “Sorties de route”, à découvrir sur le stand Scutella Editions au Festival de Colomiers, du 18 au 20 novembre 2011 !

 

…et on y revient ! Après avoir dépeint le premier pan de ce que l’on pourrait nommer la “chaîne du livre” comme le dit Soline, passons maintenant à la deuxième grande étape : le livre existe, il est fait, il est tout chaud et il sent bon la lavande.

Suivant les choix de l’éditeur, un certain nombre de livres auront été imprimés ; cela peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers (petites structures d’édition), voire plusieurs dizaines ou centaines de milliers (grosses et riches structures). Tout dépend du public visé, de la renommée de l’auteur, de celle de l’éditeur, des moyens de communication et de diffusion qui sont déjà en place ou qui auront été pensés pour le livre.

Parce que c’est bien beau d’en avoir tout plein, encore faut-il pouvoir s’en débarrasser maintenant ! Autrement, tout le monde reste pauvre et triste (surtout les lecteurs potentiels, qui auront manqué un super truc). Voilà pourquoi entre en scène la collaboration active entre l’auteur, l’éditeur, le diffuseur, les libraires et autres acteurs :

- Le diffuseur : c’est l’entreprise qui va s’occuper du référencement des livres en librairies. Pour ce faire, il emploie plusieurs méthodes : des commerciaux vont d’abord tourner dans toute la France (par secteur) afin de démarcher les libraires dits en référencement (connus du diffuseur) et ainsi placer les ouvrages ; des bases de données et autres protocoles de commandes sont également à la disposition des libraires, ces moyens sont régulièrement mis à jour afin que ces derniers puissent se tenir au courant des nouveautés qui paraissent régulièrement. N’oublions pas non plus que cela fait partie du travail du libraire que de s’intéresser à ce qui se fait dans le milieu du livre !

On dit alors qu’un éditeur est diffusé par un diffuseur. La source de profit de celui-ci ? Prendre un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé par un éditeur. Et quand on sait que ce taux peut aisément se trouver entre  58% et 60%, remise libraire comprise (36%), il vaut mieux que ce diffuseur fasse bien son boulot !

Voilà pourquoi début 2011, les éditions Scutella, Abeille & Castor, Eidola et Café Creed ont fondé la structure de diffusion-distribution : 16 Diffusion (16 étant le code de la Charente). J’en profite pour vous inviter à aller faire un tour sur le site en cliquant sur le lien en haut à droite : vous pouvez adhérer pour 10 €, vous recevrez alors un livre (sachant que 95 % valent plus de 10 €, ça vaut le coup !).

- Le distributeur : commençons par dire qu’habituellement, le diffuseur assure de surcroît le rôle de distributeur. La distribution c’est, tout simplement, faire parvenir les livres bien emballés d’un point à un autre (généralement de l’endroit où sont stockés les livres aux librairies). Certains diffuseur-distributeurs passent par des sociétés de transport ; chez 16 Diffusion, on emploie La Poste.

- Le libraire : il est notre deuxième principal collaborateur dans la promotion des bouquins. C’est celui qui va devoir, dans un premier temps, orienter ses choix d’achat auprès du diffuseur (quels livres et en quelles quantités) afin de les revendre par la suite directement aux lecteurs (vous suivez toujours ?). Car, suivant ses spécialisations (généraliste, spécialisé en bandes dessinées, spécialisé en Jeunesse, spécialisé en comics, en mangas…), un libraire ne doit pas être appréhendé de la même façon. Par la suite, il est le seul qui se trouvera être directement en contact avec le lecteur, voilà pourquoi un libraire doit être bien traité afin qu’il puisse donner une bonne impression des livres d’une maison d’édition voire d’un diffuseur en particulier.

 

Les événements

Là où un éditeur prend toute sa mesure dans la promotion de ses livres se situe certainement dans la participation à divers événements. Afin de ne pas trop s’étaler, prenons un exemple classique et fréquent dans la vie d’une maison d’édition : les festivals. Et puis, on parle d’Angoulême là, capitale mondiale de la Bande Dessinée de par son Festival International de la Bande Dessinée, s’il vous plaît !

Afin de prendre part à un tel événement, deux options sont possible : soit l’éditeur a la possibilité de louer un stand et faire lui-même son propre business (vente directe, plus de remise libraire et contrôle total de la communication auprès du public MAIS coût du stand, frais de transport, temps, etc.). Concernant les gros festivals à ne pas manquer (par exemple : Angoulême) ce choix est quasi-incontournable. Une deuxième possibilité consiste à vendre certains livres en grandes quantités auprès de libraires qui vont eux-mêmes participer à des festivals, en échange de quoi l’éditeur va demander à un auteur de se déplacer et faire des dédicaces de ses ouvrages et/ou animations sur place (très vendeur !).

Dans tous les cas, ce genre de manifestation requiert un suivi constant, une vigilance permanente et parfois même, une bonne dose de management.

 

Autres actions

Enfin, la communication reste un travail de tous les instants. On garde toujours en tête le maître-mot “stratégie”, sans oublier le “réseau” et donc les liens qui peuvent unir les différents acteurs du marché du livre. Ce blog, même si son but premier n’est pas commercial, en fait partie. Tout comme le site internet,  la page Facebook ou le compte Twitter de Scutella Editions. On pourra aussi parler d’offres promotionnelles, de la vente de produits dérivés, du bouche-à-oreille… mais on s’attarderait alors sur quelque chose de moins spécifique à l’édition.

Bah ça en fait des choses, j’espère pour moi que vous êtes maintenant incollable sur le sujet (sinon, ça veut dire que je fais mal mon boulot).

- Axel -

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